PHOTOS_PK

Samedi 5 avril 2008

Créer un effet de halo

Classé dans : Post-traitement, Tuyaux et tutoriels — Pierre @ 15:24

Vous avez certainement vu des portraits de studio dans lesquels le sujet se détache dans un halo lumineux sur un fond sombre. J’use régulièrement de cette technique. Principalement pour mes portraits de fleurs, où son usage est tout-à-fait évident. Voici ce que cela donne, une fois la manipulation terminée.

Canon EOS 40D, 100 mm f/2.8 macro, 1 sec. , f/16, 100 ISO

Mais aussi dans des images en milieu naturel, pour mettre le sujet principal en macro. Là, le halo sera employé si légèrement qu’il faut un œil averti pour le remarquer.

Contrairement à ce que vous pourriez supposer, il ne s’agit pas dans le cas de mes propres images d’un effet d’éclairage à la prise de vue, mais d’une manipulation au post-traitement.
Je vous livre ici la façon de procéder sous Photoshop CS2, mais vous pourrez vous-mêmes adapter la démarche à d’autres logiciels de traitement d’image, The Gimp en particulier.

Pour commencer, téléchargez le fichier de scripts Photoshop TutoMacro.zip. Installez-le dans Photoshop comme je l’ai indiqué dans un précédent tutoriel. Évidemment, l’ensemble de scripts se nomme cette fois Tutorial macro et le script qui nous concerne plus directement aujourd’hui, Halo.

Sélectionnez ensuite l’outil Elipse de sélection, et entourez votre sujet pricipal.

Si le sujet a une forme un peu penchée, vous pouvez modifier l’inclinaison, l’emplacement, l’arrondi de la sélection avec la commande Sélection | Transformer la sélection. Essayez de manipuler avec la souris les différentes poignées qui apparaissent.

Un clic à l’extérieur de la sélection permet sa rotation, à l’intérieur de la sélection, son déplacement. Appuyez sur la touche Entrée quand vous êtes satisfait du résultat.

Dans la palette des scripts, sélectionnez maintenant le script Halo (flèche bleue) puis lancez son exécution en cliquant sur le petit bouton Marche en bas de la palette (flèche rouge). Il n’y a plus qu’à attendre que le script se déroule, avant de peaufiner les réglages.

L’opacité du calque Halo va déterminer l’importance de l’effet (flèche rouge).

Cette opacité est réglée par défaut à 44% dans le script, ce qui est souvent un peu excessif. J’emploie habituellement une valeur de 25 à 30% pour mes portraits de fleurs, de 10 à 15% quand il s’agit de mettre en valeur le sujet dans une prise de vue en ambiance naturelle.

Un ajustement plus fin peu être obtenu par un règlage des niveaux sur le masque du halo proprement dit.

Sélectionnez le masque (flèche rouge) puis affichez la fenêtre des niveaux (CTRL-L ou Image | Réglages | Niveaux). Le triangle des demi-teintes (flèche jaune) vous permet de règler l’intensité du halo, celui des hautes lumières (flèche verte) la luminosité générale du fond. Attention à ne pas effectuer des ajustements excessifs ici, vous pourriez faire apparaître des effets d’échelons très déplaisants dans le halo.

Pour d’autres éléments de tutoriel sur le matériel, la prise de vue et le post-traitement, je vous renvoie à mon Index général des tutoriels.

Mardi 1 janvier 2008

Paysages de neige : quelques recettes - 4

Post-traitement : une touche de contraste

Dernière étape de notre petit périple dans le paysage de neige, quelques opérations de finition du post-traitement, sous Photoshop. Si vous n’avez pas suivi la partie 3, qui présente le début du post-traitement, il est impératif de la lire avant ce billet-ci.

  1. Le matériel
  2. La prise de vue
  3. Post-traitement : les niveaux
  4. Post-traitement : une touche de contraste

Pour profiter au mieux de ce tutoriel, je vous invite à télécharger l’image exemple proposée dans la troisième partie, et à effectuer vous-mêmes toutes les manipulations.
Ouvrez donc maintenant l’image telle que vous l’avez laissée à la fin de Post-traitement : les niveaux.
À ce stade, la photo est globalement améliorée, mais avec une mise en évidence insuffisante du premier-plan. Attachons nous maintenant à donner du relief à l’image.

Ajoutons une touche de couleur

Si vous regardez attentivement le pied de l’arbre au premier-plan, vous distinguerez quelques traces de couleur, brun-rouge, dans les herbages. C’est quasiment la seule touche de couleur significative dans toute la photo. Nous allons rehausser sélectivement la saturation de couleur à ce seul endroit, pour attirer davantage le regard sur l’arbre de premier-plan.
Pour cela, je crée un nouveau calque de réglage, Teinte-saturation. La boîte de dialogue ci-dessous s’affiche. J’ai choisi ici de n’augmenter que les rouges, avec une valeur poussée à +65%.

Figure 1

Regardez maintenant attentivement, dans la palette des calques, celui nommé Teinte/saturation 1. La flèche rouge pointe vers un rectangle blanc, l’icône du masque de fusion. Le masque de fusion va nous permettre de restreindre, en peignant tout simplement au pinceau, l’effet du calque de réglage aux seules zones désirées. Dans notre cas, à l’herbe au pied de l’arbre.

Figure 2

Peindre le calque en blanc supprime des zones du masque et fait apparaître les effets du calque. Inversement, peindre le calque en noir ajoute des zones au masque et fait apparaître les effets du calque. Ici, le rectangle intégralement blanc de l’icône de masque de fusion montre que le masque est totalement transparent, et que l’augmentation de la saturation des couleurs s’effectue sur l’ensemble de la photo. Nous devrons, pour obtenir l’effet voulu, avoir un masque presque entièrement noir, sauf une petite zone blanche au pied de l’arbre.

Pour me simplifier la tâche, je vais donc peindre l’ensemble du masque en noir, en utilisant l’outil “Pot de peinture“. Je sélectionne ensuite l’outil “Pinceau” avec une forme douce de 200 pixels environ et les valeurs suivantes : mode normal, opacité 100% et flux 100%. Il ne me reste plus qu’à peindre en blanc l’herbe au pied de l’arbre pour en faire ressortir la couleur.
Comme nous l’avons vu dans l’épisode précédent, si les délimitations vous semblent un peu brutales, vous pouvez appliquer un filtre “Flou gaussien” sur notre calque “Teinte/saturation 1“.

Contrastons les branches de l’arbre

Je veux maintenant à la fois éclaircir le feuillage et surtout renforcer les ombres dans les branches pour l’arbre du premier-plan. Pour ce faire, nouveau calque de réglage, cette fois Luminosité/Contraste. Dans la boîte de dialogue, j’ai choisi une valeur de +6% pour la luminosité et +17% pour le contraste.
Comme pour l’augmentation de la saturation, je peins un masque de fusion pour restreindre mes effets au seul arbre.
Là encore, je commence par peindre l’ensemble du masque en noir avec l’outil “Pot de peinture“. Mais le travail est ici plus délicat : je vais donc visualiser le masque pour voir très précisément quelles zones je rends transparentes. Pour ce faire, dans la palette “Couches”, je clique sur le petit rectangle indiqué ci-dessous par la flèche rouge.

Figure 3

Un œil apparaît, indiquant que la couche devient visible. Elle apparaît en rouge sur votre écran. Quand vous peignez en blanc, la teinte rouge disparaît. Cette petite astuce permet de gagner nettement en précision.

Figure 4

Quand votre masque vous satisfait, retour à la palette “Couches” : rendez à nouveau le masque invisible par un clic au même endroit.

Accentuons sélectivement

Reste enfin à accentuer notre image. Mais uniquement sur l’arbre de premier-plan.
Je sélectionne le calque “Arrière-plan”, et le duplique d’un clic droit de souris. Nommons “Accentuation” ce nouveau calque.
Dans le menu Filtre|Renforcement, je choisis Accentuation. Avec des valeurs assez fortes : gain 150%, rayon 1 pixel et seuil 0 niveaux. Je pourrais toujours atténuer l’effet obtenu en jouant sur l’opacité du calque “Accentuation“.

Figure 5

Pour limiter ce renforcement au seul arbre, inutile de créer un nouveau masque de fusion en peignant l’arbre en blanc. Nous avons déjà effectué cette opération pour le calque précédent. Nous allons tout simplement dupliquer le masque.
Pour ce faire, tout en maintenant la touche “Alt” enfoncée, je clique sur le rectangle du masque de fusion dans le calque “Luminosité/Contraste 1” et je le traîne jusque sur le calque “Accentuation“. Et voilà. Il ne reste plus qu’à doser l’intensité de l’effet en jouant sur l’opacité du calque “Accentuation“. Voyez ci-dessous l’état des calques à ce stade des opérations.

Figure 6

La touche finale

L’image finale présentée ci-dessous a subi quelques autres petites manipulations. Tout d’abord, le ciel avait gardé de légères nuances de bleu. Je les ai éliminées par un nouveau calque de réglage “Teinte/saturation“.
À la gauche de l’image, la lisière de la forêt présentait une petite croupe, peu agréable, que j’ai supprimée par un léger recadrage.
Cadre, légende et signature, comme à l’accoutumée, donnent au travail un aspect fini.

Vous pouvez, bien entendu, voir l’image finale en grand format.

L'image finale
Canon EOS 40D, 17-40 mm f/4 L à 36 mm, 1/60ème, f/10, 320 ISO

Jeudi 27 décembre 2007

Paysages de neige : quelques recettes - 1

Les paysages de brumes, neige et givre postés ces derniers jours ont bien plu, ici et sur d’autres pages. Certains photographes peu expérimentés se plaignent d’avoir des difficultés à en réussir de semblables. Je vous propose donc de suivre pas-à-pas la réalisation de telles images. Elle suppose de disposer d’un appareil photo numérique relativement performant et de Photoshop. Cette démarche va se diviser en quatre étapes et donc en quatre billets successifs :

  1. Le matériel
  2. La prise de vue
  3. Post-traitement : les niveaux
  4. Post-traitement : une touche de contraste

Le matériel

Protection du matériel

Votre appareil photo numérique a horreur de l’humidité, qui est pour lui un ennemi mortel (hors modèles haut de gamme tropicalisés). S’il neige, on le protège pendant la prise de vue avec un sac congélation à fermeture zip-loc. Vous pouvez même faire un trou pour l’objectif, et prendre la photo appareil dans le sac congélation. Fou-rire des spectateurs garanti.
Ce à quoi moins de photographes pensent, c’est à protéger l’appareil lors du retour au chaud. La condensation peut vraiment endommager son électronique. Re-sac congélation, sans trou, évidemment. Mettez votre APN dedans en zone froide, chassez le maximum d’air et fermez bien. Peu d’air, donc très peu de condensation. N’ouvrez le sac que quand l’appareil est revenu grosso-modo à la température de la pièce.

Énergie

Les batteries et les piles produisent l’électricité nécessaire à votre appareil photo à partir de réactions chimiques. Or, c’est bien connu, les réactions chimiques se ralentissent lorsque la température baisse. Par temps vraiment froid, batteries et piles fonctionnent moins bien, et se déchargent nettement plus vite. Deux précautions à prendre, donc : vous munir d’un accu ou d’un jeu de piles de rechange, et maintenir ces recharges bien au chaud. Dans une poche intérieure de votre veste, à la chaleur du corps, et pas dans un sac qui va se refroidir rapidement.

Accessoires

Si le soleil brille, un filtre peut s’avérer fort utile. Le filtre UV ou skylight a les faveurs de certains, plus pour protéger les objectifs que pour son impact réel sur l’aspect de l’image. Par contre, un polarisant circulaire peut s’avérer fort utile pour donner au ciel un bleu plus soutenu et faire ressortir d’éventuels nuages. Pour les images qui serviront d’exemple ici, pas de filtre : elles ont été prises par temps de brume.

Le pied s’avère très souvent utile, voire nécessaire. En effet, il est indispensable en photo de paysage de bénéficier d’une importante profondeur de champ, donc de fermer son objectif vers f/11 ou f/16. Si votre APN produit du bruit, du grain, dans les images dès que vous montez un peu en sensibilité, le pied va devenir indispensable. Faites néanmoins attention à bien le nettoyer et le sécher si vous l’avez planté dans la neige.

Confort du photographe

Pour bien travailler dans la neige, le froid, il faut préserver un minimum de confort. Et n’avoir pas les doigts glacés au point de perdre toute délicatesse ou sensibilité pour les réglages. Prenez une paire de gants bon marché. A la main droite (pour un droitier…) coupez le pouce et l’index à hauteur des deux dernières phalanges. Quel plaisir de prendre des images sans avoir les mains gelées…

À bientôt pour la suite, si vous voulez bien …

Paysage de neige

Canon EOS 40D, 17-40 mm f/4 L à 40 mm, 1/80ème, f/8, 320 ISO

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