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Jeudi 1 mai 2008

Recadrer n’est pas un péché !

Classé dans : Photographies, Tuyaux et tutoriels — Pierre @ 9:26

Et Barnack n’est pas le Bon Dieu. Car le monde a peut-être été créé en 7 jours, mais sûrement pas en format 2/3. Oskar Barnack ? Mais l’inventeur et du 24×36, et du Leica, bien sûr. Juste avant la première guerre mondiale, il construit le prototype d’un appareil photo, employant de la pellicule cinématographique. Notre fameux format 24 par 36 n’a pas été spécialement pensé pour un rendu esthétique optimal…

De nombreux rapports largeur/hauteur

Il y a eu, bien sûr, de nombreux autres formats. Le 6×6 du Rolleiflex et de l’Hasselblad, le 6×7, le bon vieux 6×9, le 4,5×6 de Mamiya, tous sur film 120. Le 4×5 inches des chambres et j’en passe. Sans compter les formats de capteur pour les appareils photo numériques. Parmi tout ce beau monde, évidemment, des rapports longueur/largeur fort différents.

Vous aurez remarqué que l’on a toujours très peu vu de photos carrées. À la “belle époque” où nombre de photographes travaillaient au Rolleiflex (ce que j’ai encore fait durant mon service militaire) un des avantages clairement énoncés était de pouvoir après coup choisir un recadrage horizontal ou vertical. Un photographe professionnel de ma connaissance citait la consigne de son rédacteur en chef. “Cadrez large !” disait-il. En effet, on peut toujours recentrer une image sur le sujet principal en la recadrant. Pas rajouter des éléments supprimés, dans la précipitation, par une prise de vue trop serrée

Évidemment, ça fait très pro d’être capable de cadrer, en un coup d’œil une image parfaite, dès la prise de vue.
Vous vous souvenez peut-être de cette époque où le snobisme du “moi, je ne recadre pas” poussait à tirer ses photos (argentiques, bien sûr) en incluant le bord du négatif, mention Kodak Tri-X comprise ?

Ceci étant, la nature ne se donne pas à voir en rapport 2/3. Les arbres ne poussent pas forcément suivant le rapport longueur-largeur de votre capteur. Il me paraît évident que le cadrage et le format de l’image doivent se plier au sujet, et non l’inverse.

Recadrages forcés

De plus les viseurs de nos APN ne montrent pas la totalité de l’image capturée par le capteur. Nombre d’entre eux n’ont qu’une couverture de 90 ou 95 % de l’image capturée. Au mieux. Résultat, j’ai souvent au bord de mes images de petits détails disgracieux que je ne voyais tout simplement pas dans mon viseur.

Nombre d’images sont destinées à des fins d’illustration. Et doivent donc s’insérer dans des pages de magazine ou de site web. Où les tailles d’images, et donc leur rapport largeur/hauteur sont souvent prédéfinis par des grilles de mise en page. Et un recadrage, un !

Le télé du pauvre

Que ce soit en macrophoto, ou en photo d’oiseau, souvent, le sujet principal est trop petit sur l’image. Le photographe s’est approché autant qu’il a pu avant que la bestiole ne s’envole. Et ce n’est toujours pas assez près pour donner une “bonne” image. Là aussi, un bon recadrage fera quelques merveilles. Voyez ci-dessous l’exemple de l’une de mes photos favorites, déjà montrée sur ce forum.

Avant recadrage

Après recadrage

À consulter

Encore faut-il recadrer proprement. Je vous propose donc deux très bons articles de référence. Hélas en anglais. Mais les images sont des exemples suffisamment explicites. Voyez dans Popular Photography The Fix: Center of Interest. Vous y trouverez sur trois pages quelques considérations pratiques sur l’amélioration d’une photo par recadrage, et des exemples très parlants.
Understanding Aspect Ratios and The Art of Cropping, présenté sur Luminous Landscape se veut plus théorique et présente des réflexions pertinentes sur ce même thème du recadrage. Et quelques belles images du Maroc.

Voyez cet article détaillant les raisons de recadrer et cette série d’exemples sur About.com

Recadrer est un péché !

Je vois au moins trois cas de figure où je ne peux que condamner un recadrage abusif :

  • Détourner une image en la retirant de son contexte
  • Recadrer tant que le bruit numérique dégrade la qualité de l’image
  • Recadrer une photo… et prétendre qu’elle ne l’est pas.

Voyez ainsi Anatomy of a photograph, qui montre comment, à l’évidence, le recadrage peut travestir le sens d’une image.

Pour continuer

Dans un prochain billet, je vous montrerai quelques procédés parfois méconnus pour pratiquer les recadrages dont nous avons parlé ici d’une façon rapide et efficace. Et permettre des “crops” spectaculaires.

Samedi 5 avril 2008

Créer un effet de halo

Classé dans : Post-traitement, Tuyaux et tutoriels — Pierre @ 15:24

Vous avez certainement vu des portraits de studio dans lesquels le sujet se détache dans un halo lumineux sur un fond sombre. J’use régulièrement de cette technique. Principalement pour mes portraits de fleurs, où son usage est tout-à-fait évident. Voici ce que cela donne, une fois la manipulation terminée.

Canon EOS 40D, 100 mm f/2.8 macro, 1 sec. , f/16, 100 ISO

Mais aussi dans des images en milieu naturel, pour mettre le sujet principal en macro. Là, le halo sera employé si légèrement qu’il faut un œil averti pour le remarquer.

Contrairement à ce que vous pourriez supposer, il ne s’agit pas dans le cas de mes propres images d’un effet d’éclairage à la prise de vue, mais d’une manipulation au post-traitement.
Je vous livre ici la façon de procéder sous Photoshop CS2, mais vous pourrez vous-mêmes adapter la démarche à d’autres logiciels de traitement d’image, The Gimp en particulier.

Pour commencer, téléchargez le fichier de scripts Photoshop TutoMacro.zip. Installez-le dans Photoshop comme je l’ai indiqué dans un précédent tutoriel. Évidemment, l’ensemble de scripts se nomme cette fois Tutorial macro et le script qui nous concerne plus directement aujourd’hui, Halo.

Sélectionnez ensuite l’outil Elipse de sélection, et entourez votre sujet pricipal.

Si le sujet a une forme un peu penchée, vous pouvez modifier l’inclinaison, l’emplacement, l’arrondi de la sélection avec la commande Sélection | Transformer la sélection. Essayez de manipuler avec la souris les différentes poignées qui apparaissent.

Un clic à l’extérieur de la sélection permet sa rotation, à l’intérieur de la sélection, son déplacement. Appuyez sur la touche Entrée quand vous êtes satisfait du résultat.

Dans la palette des scripts, sélectionnez maintenant le script Halo (flèche bleue) puis lancez son exécution en cliquant sur le petit bouton Marche en bas de la palette (flèche rouge). Il n’y a plus qu’à attendre que le script se déroule, avant de peaufiner les réglages.

L’opacité du calque Halo va déterminer l’importance de l’effet (flèche rouge).

Cette opacité est réglée par défaut à 44% dans le script, ce qui est souvent un peu excessif. J’emploie habituellement une valeur de 25 à 30% pour mes portraits de fleurs, de 10 à 15% quand il s’agit de mettre en valeur le sujet dans une prise de vue en ambiance naturelle.

Un ajustement plus fin peu être obtenu par un règlage des niveaux sur le masque du halo proprement dit.

Sélectionnez le masque (flèche rouge) puis affichez la fenêtre des niveaux (CTRL-L ou Image | Réglages | Niveaux). Le triangle des demi-teintes (flèche jaune) vous permet de règler l’intensité du halo, celui des hautes lumières (flèche verte) la luminosité générale du fond. Attention à ne pas effectuer des ajustements excessifs ici, vous pourriez faire apparaître des effets d’échelons très déplaisants dans le halo.

Pour d’autres éléments de tutoriel sur le matériel, la prise de vue et le post-traitement, je vous renvoie à mon Index général des tutoriels.

Dimanche 30 mars 2008

Index général des tutoriels

Après sept mois d’existence environ, ce blog se fait son (tout petit) trou. Environ 5000 visites mensuelles : de quoi se dire que cela vaut la peine de poursuivre un peu. Mes images reçoivent de temps à autre des commentaires sympathiques, dont je vous remercie. Mais à l’évidence ce sont les tutoriels, les making-off, les trucs et astuces qui attirent le plus de visiteurs.

Pour en faciliter l’utilisation, j’ai donc mis en place une page Index général des tutoriels. Vous la voyez en haut de la sidebar de droite, dans la rubrique Pages.
J’y recense l’intégralité des tutoriels présenté sur ce blog. Pour vous en faciliter l’utilisation, j’ai choisi une “granularité” fine : les diverses entrées peuvent correspondre non pas à des billets entiers, mais à des paragraphes de ceux-ci. Ainsi, installer des scripts Photoshop est traité à l’intérieur d’un tutoriel plus vaste sur l’effet Orton.

Vous y trouverez également des liens directs pour mes différents scripts Photoshop à télécharger. J’espère que ce petit travail d’aide à la navigation vous sera utile et agréable.

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